Barco intègre le cinéma numérique chinois à une co-entreprise

24/08/11 à 12:50 - Mise à jour à 12:50

Source: Datanews

Barco va incorporer ses activités cinématographiques numériques chinoises dans une co-entreprise (joint venture) conclue avec China Film Group. L'entreprise de Flandre occidentale en détiendra 58 pour cent des actions et le contrôle.

Barco intègre le cinéma numérique chinois à une co-entreprise

Barco va incorporer ses activités cinématographiques numériques chinoises dans une co-entreprise (joint venture) conclue avec China Film Group. L'entreprise de Flandre occidentale en détiendra 58 pour cent des actions et le contrôle.

Dans cette nouvelle société dénommée CFG Barco (Beijing) Electronics Co., Barco possédera donc 58 pour cent des actions. China Film Equipment Co, une filiale de China Film Group, en détiendra pour sa part 42 pour cent.

Actuellement, Barco produit la moitié de ses projecteurs environ dans son usine de Beijing à raison de 500 pièces par mois. "Le reste est fabriqué ici", déclare Jean-Pierre Tanghe, senior vice president de Barco, responsable des contacts avec les investisseurs. "A partir de l'an prochain, ce sera la co-entreprise qui produira et commercialisera ces projecteurs."
L'année dernière, Barco avait déjà créé à Beijing un centre de recherche pour projecteurs numériques, qui sera lui aussi intégré à la co-entreprise.

Nouvelle phase de croissance

Grâce à cette nouvelle structure, Barco entend se préparer à sa deuxième phase de croissance dans le cinéma numérique, selon Jean-Pierre Tanghe: "Aujourd'hui, nous ciblons les cinémas de pointe, quelque 140.000 dans le monde. Parmi ceux-ci, un peu plus de 40.000 sont déjà numérisés.

Mais à côté, il existe un marché de quelques centaines de milliers de salles obscures au minimum en Chine, Indonésie, Amérique latine et Inde, qui passent des films locaux et qui ne doivent pas satisfaire aux normes de la Digital Cinema Initiative d'Hollywood et des producteurs de films occidentaux.

Ce marché devient très concurrentiel, car davantage de fournisseurs que les quatre actuels (Barco, Christie, NEC et Sony, ndlr) s'y intéressent. C'est la Chine qui offre à coup sûr le plus de débouchés. Il est important d'y être présent avec des prix locaux."

A l'entendre, l'entreprise courtraisienne a déjà installé plus de 20.000 projecteurs cinématographiques numériques dans le monde, dont 4.600 dans la Grande-Chine. Cela représente 65 pour cent du marché chinois, selon Barco.

Réduction des coûts

Le partenaire de Barco dans la co-entreprise, China Film Equipment, une société créée il y a 60 ans, est actif dans toute la Chine comme distributeur d'équipement cinématographique. Il entretient des liens étroits avec l'administration publique en charge de la radio, du cinéma et de la télévision.

Aux termes de l'accord conclu, Barco vend ses activités cinématographiques numériques chinoises actuelles à la co-entreprise. Jean-Pierre Tanghe ne souhaite pas répondre à la question de savoir si Barco va en tirer une plus-value. "Nous contrôlons la co-entreprise. Les résultats seront entièrement consolidés dans notre division 'entertainment'", explique Tanghe.

Selon Barco, la nouvelle entreprise disposera "de ses propres capacités de services, de vente, de R&D locale et de production" et "représentera la marque Barco et garantira la qualité et le service de l'entreprise belge".

Dans le passé, Eric Van Zele, CEO de Barco, s'état montré soucieux à propos du coût élevé de la distribution et de la maintenance des projecteurs cinématographiques dans un grand pays comme la Chine. La co-entreprise conclue avec China Film Equipment devrait résoudre ce problème.

Une recherche davantage locale

Grâce à la nouvelle co-entreprise, Barco profitera aussi du douzième plan quinquennal chinois (2011-2015), qui entend accélérer le développement de l'industrie des loisirs chinoise. La Chine entend en effet tirer quelque 5 pour cent de son produit national brut des loisirs ('entertainment').

Xiaoli Han, general manager de China Film Group et de China Film Co. Ltd, indique clairement dans le communiqué de Barco que c'est une affaire de 'quid pro quo' (contrepartie).

"Nous espérons que Barco introduira de plus en plus ses applications de projection à haute valeur technologique sur notre marché et qu'elle développera encore sa R&D et sa production au niveau local en Chine", annonce-t-il. A l'inverse, il assure qu'il "poursuivra ses efforts sur le plan de la promotion et de l'introduction de la technologie numérique dans l'industrie cinématographique chinoise."

Wim Buyens, general manager de la division entertainment de Barco, table sur le fait que la co-entreprise contribuera "à étendre la technologie de projection numérique dans un nombre sensiblement plus élevé de cinémas".

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