"Aux Pays-Bas, la taxation au km est tabou"

16/01/12 à 10:58 - Mise à jour à 10:58

Source: Datanews

Louvain a entamé récemment une expérience de taxation au kilomètre durant laquelle 35 personnes ont circulé entre fin septembre et fin décembre avec un petit boîtier dans leur véhicule. Parmi ces cobayes, l'échevin louvaniste de la mobilité Dirk Bobbeets (SP.A). "La taxation au km vous conscientise davantage", estime-t-il.

"Aux Pays-Bas, la taxation au km est tabou"

© Belga Picture

Louvain a entamé récemment une expérience de taxation au kilomètre durant laquelle 35 personnes ont circulé entre fin septembre et fin décembre avec un petit boîtier dans leur véhicule. Parmi ces cobayes, l'échevin louvaniste de la mobilité Dirk Bobbeets (SP.A). "La taxation au km vous conscientise davantage", estime-t-il.

Ce projet de taxation au km a été lancé avec retard à Louvain en raison du rejet de la demande de subsides auprès du gouvernement flamand. La ville de Louvain a alors décidé d'organiser elle-même cette expérience. Pour ce faire, un budget de 50.000 EUR a été dégagé, réparti sur 2 ans. Au terme de la première expérience, la moitié de cette somme environ a été utilisée. D'ici quelques semaines, une évaluation doit intervenir afin de vérifier comment les données peuvent être exploitées ainsi que la suite à donner au projet pilote.

Le système de taxation au km a été testée précédemment à Eindhoven. Un consortium regroupant notamment IBM, NXP, Mobistar, Touring et MagicView avait ensuite décidé de transposer l'expérience à Louvain. "Les Pays-Bas sont précurseurs, mais sachant qu'une société comme NXP disposait aussi d'un siège à Louvain, la cité brassicole a été choisie pour ce second test, poursuit Robbeets. Nous avons estimé que l'expérience était intéressante, ne serait-ce que pour cartographier le comportement de conduite de la population."

NXP a en effet développé une puce qui réceptionne le signal des satellites GPS afin de déterminer la position exacte d'un véhicule. Grâce à une liaison GSM, ces données sont transmises à un serveur qui calcule ensuite, sur la base des trajets et de l'heure, le tarif à facturer à l'automobiliste. "Parmi les 35 cobayes, nous allons tirer au sort 2 'vainqueurs', à savoir les personnes qui ont, en théorie du moins, payé le moins. Toutes les routes de Louvain avaient été catégorisées. Sur les grands axes, comme les voies de pénétration, le tarif est le moins cher, tandis qu'il est élevé sur les petites routes. L'écran situé dans le véhicule indique à chaque fois le prix à payer. Et je parle d'expérience: la taxation au kilomètre consciente particulièrement le conducteur qui adapte en conséquence son comportement de conduite."

Quant à savoir si Louvain envisage d'instaurer demain la taxation au km, Dirk Bobbeets estime que "la décision ne nous appartient pas. La législation n'autorise pas une ville comme Louvain à prendre l'initiative. Aux Pays-Bas, la taxation au km a entre-temps été supprimée, alors que dans notre pays, l'idée d'une taxation des camions revient de temps à autre sur le tapis. Mais aucune initiative concrète n'existe pour l'instant."

En savoir plus sur:

Nos partenaires