Aucune victime belge de la fraude aux cartes bancaires aux Etats-Unis

19/08/09 à 10:30 - Mise à jour à 10:29

Source: Datanews

Il est quasiment certain qu'il n'y a aucune victime en Belgique de la fraude internet qui a au lieu aux Etats-Unis et qui a porté sur le vol de 130 millions de numéros de cartes de crédit. Voilà ce qu'affirme Atos Wordline, l'entreprise qui gère le trafic des paiements en Belgique.

Il est quasiment certain qu'il n'y a aucune victime en Belgique de la fraude internet qui a au lieu aux Etats-Unis et qui a porté sur le vol de 130 millions de numéros de cartes de crédit. Voilà ce qu'affirme Atos Wordline, l'entreprise qui gère le trafic des paiements en Belgique.

"Les cartes ont été copiées entre fin 2006 et mi-2008", déclare le porte-parole, Jean-Michel Dasnoy. "Lorsque nous en avons été informés par des entreprises comme Visa et Mastercard, nous avons fait bloquer les cartes. Il s'agissait d'une technique préventive. Les consommateurs ont reçu un courrier les invitant à appeler le service Card Stop. Une nouvelle carte leur a été remise."

Dasnoy affirme cependant qu'il n'y a eu aucune victime dans notre pays. "Nous n'avons pas eu vent de paiements non autorisés. A ce que je sache, il n'y a pas eu de plaintes." Ce qui aurait pu arriver, c'est qu'il y ait eu indirectement une victime belge car parmi les entreprises touchées par la fraude, il y avait la chaîne commerciale américaine Hannaford, une filiale de Delhaize.

Selon Dasnoy, il est plus malaisé de se livrer à ce genre de fraude en Belgique que dans d'autres pays: "Les pirates ont mis en place du logiciel malfaisant dans les entreprises mêmes, ce qui leur a permis de copier les numéros des cartes de crédit lors de tous les paiements effectués sur place. Dans d'autres pays, la seule signature est nécessaire, pas le code secret." En outre, le porte-parole d'Atos Worldline ajoute que les ordinateurs belges sont mieux sécurisés, et les données de paiement codées.

Pour Dasnoy, il est dorénavant impossible qu'il y ait des victimes belges. "Si des victimes devaient se manifester, elles devraient démontrer que des paiements non autorisés ont été effectués, mais cela ne sera pas le cas car les faits remontent à plus d'un an déjà."

Source: Belga

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