"Atos Origin devrait renoncer à son indépendance"

22/01/08 à 09:00 - Mise à jour à 08:59

Source: Datanews

Atos Origin devrait renoncer à son indépendance et s'intégrer à un plus grand ensemble. Voilà ce qu'affirment les 'hedge funds' (fonds de placement) Centaurus et Pardus Capital qui détiennent conjointement une participation de plus de 20 pour cent dans le fournisseur franco-néerlandais de services IT.

Atos Origin devrait renoncer à son indépendance et s'intégrer à un plus grand ensemble. Voilà ce qu'affirment les 'hedge funds' (fonds de placement) Centaurus et Pardus Capital qui détiennent conjointement une participation de plus de 20 pour cent dans le fournisseur franco-néerlandais de services IT.

Les fonds de placement Centaurus et Pardus Capital Management, qui possèdent ensemble une participation supérieure à 20 pour cent dans Atos Origin, souhaitent que le fournisseur franco-néerlandais de services IT renonce à son indépendance pour faire partie d'un grand ensemble. Oppetit, le patron de Centaurus, a fait la déclaration suivante au journal d'affaires français Les Echos: "Atos est une belle entreprise, qui occupe des personnes talentueuses et a une bonne clientèle, mais sur le plan stratégique, elle n'a pas la moindre chance. Elle est trop petite pour être généraliste, tout en n'étant pas suffisamment spécialisée pour se tailler une place en vue sur les marchés de niche. J'estime par conséquent qu'il convient de revoir sa stratégie."

Les responsables des fonds de placement n'excluent pas de tenter de prendre le contrôle de l'entreprise, si Atos "ne tient pas compte des desiderata de ses principaux actionnaires". Les deux bailleurs de capitaux à risque visent surtout chacun un siège au sein du comité de contrôle d'Atos Origin pour avoir leur mot à dire en matière stratégique.

Philippe Germond, CEO d'Atos Origin, a réagi auprès de l'agence de presse Reuters en affirmant que rien ne justifierait actuellement une vente de l'entreprise: "Atos tourne bien, est en verve, réagit rapidement et est en bonne santé." Et d'ajouter: "Si nous n'avons pas de raison d'exister en tant qu'entreprise indépendante, LogicaCMG n'en a pas plus, Sopra non plus, Steria non plus et CapGemini guère plus." Selon lui, si l'on suit cette logique, seule IBM pourrait survivre sur le marché européen.

En collaboration avec Computable

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