Astrid : Un combat pour chaque antenne

29/09/08 à 10:00 - Mise à jour à 09:59

Source: Datanews

Il y a un an environ, Data News titrait que nombre d'utilisateurs d'Astrid - le réseau sans fil numérique des services de police, des pompiers et autres services d'assistance - étaient mécontents suite à l'annonce d'une augmentation tarifaire.

A l'époque, c'était le bourgmestre de Schaerbeek, Bernard Clerfayt, qui lançait les hauts cris et fulminait contre les nouveaux prix. "Cette augmentation tarifaire n'a finalement jamais été d'application", déclare Marc De Buyser, directeur général d'Astrid. "La seule chose que nous ayons appliquée depuis lors, c'est une indexation des tarifs." Un abonnement annuel coûte normalement quelque 300 EUR hors TVA, toute communication de groupe incluse. "Téléphoner de manière illimitée pour 300 EUR par an, cela, vous ne le verrez jamais chez un opérateur commercial", déclare De Buyser pour défendre le tarif couvrant uniquement les frais.

Entre-temps, Astrid dispose de quelque 500 antennes qui maintiennent le réseau opérationnel. Il y a 18 mois, un projet d'extension avait été approuvé pour 80 antennes supplémentaires. L'an dernier, l'on affirmait encore que leur installation se ferait en 2008. Aujourd'hui, Marc De Buyser se veut plus prudent: "Je m'attends à ce que d'ici la fin de l'année, une quinzaine d'antennes soient opérationnelles." Marc De Buyser ne nie pas le fait que leur déploiement ne se passe pas aussi vite qu'initialement prévu. La raison en serait les ergotages de mise pour obtenir les permis de bâtir nécessaires pour les mâts. "Pour des raisons techniques propres à un réseau Tetra comme Astrid, l'aire d'installation de chaque nouveau mât est limitée. Il en résulte que dans de nombreux cas, nous avons besoin réellement d'un endroit spécifique et nous devons donc nous battre constamment pour obtenir le permis de bâtir, ce qui prend malheureusement beaucoup de temps", poursuit De Buyser.

Autre critique souvent entendue de la part des utilisateurs finaux: la portée minimale à l'intérieur des bâtiments. "Portable outdoor est la norme Astrid pour le pays. Mais dans nombre de grandes villes, il existe aujourd'hui déjà une solide couverture intérieure", réagit De Buyser, tout en ajoutant finement que les opérateurs GSM sont aussi souvent aux prises avec des problèmes de portée intérieure.

En un an, le nombre d'utilisateurs d'Astrid a par ailleurs fortement augmenté: on est ainsi passé de 33.000 à 45.000 appareils, y compris les radios mobiles et les sémaphones (pagers). Pour cet équipement terminal, de nouveaux contrats-cadres vont par ailleurs être très bientôt conclus. Concrètement, Astrid recherche un nouveau fournisseur pour plus de 4.000 terminaux radios Tetra portables et fixes, sur deux ans. La valeur estimée est de 3,5 millions EUR. On ne sait pas encore si c'est Zenitel qui va de nouveau décrocher la timbale.

De notre rubrique Data News hebdomadaire 'Un an plus tard'.

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