Après la taxe USB, la taxe Google?

08/01/10 à 11:30 - Mise à jour à 11:29

Source: Datanews

Notre pays appliquera bientôt une taxe sur la mémoire informatique (clés USB, disques durs externes,...), à savoir la taxe Auvibel. Mais en France, l'on émet aussi l'idée d'une taxe Google.

Notre pays appliquera bientôt une taxe sur la mémoire informatique (clés USB, disques durs externes,...), à savoir la taxe Auvibel. Mais en France, l'on émet aussi l'idée d'une taxe Google.

A partir du 1er février, les consommateurs belges devront, comme on le sait, payer une taxe de copiage supplémentaire sur les clés USB, décodeurs numériques, lecteurs mp3, disques durs externes et peut-être aussi sur les cartes de mémoire. Le raisonnement, c'est que cette taxe puisse servir à fournir une compensation aux auteurs, producteurs et autres artistes, dont on copie les oeuvres.

Alors que les protestations vont bon train chez nous, y compris des artistes eux-mêmes, nos voisins français vont encore plus loin. Une commission gouvernementale a en effet élaboré une proposition en vue d'introduire une 'taxe Google', indique le journal Libération. Le même raisonnement prévaut ici: ces rentrées constitueraient un soutien pour l'industrie musicale qui souffre des téléchargements illégaux

"Avec cette taxe Google, c'est un mini-pourcentage qui serait prélevé sur le chiffre d'affaires de 800 millions d'euros que le moteur de recherche enregistre rien qu'en France", affirme Patrick Zelnik, responsable de la commission gouvernementale et notamment producteur de la première dame de France, Carla Bruni.

L'on ne sait pas encore exactement en quoi consistera cette taxe. Selon la proposition de la commission, elle toucherait aussi les entreprises, dont le siège central ne se situe pas en France. Ce qui importe, c'est qu'un internaute en France clique sur de la publicité. Outre le numéro un du marché Google, d'autres robots de recherche (comme Bing de Microsoft), qui engendrent des revenus publicitaires, devraient s'acquitter de cette taxe.

Google réagit provisoirement de manière réservée. Olivier Esper, directeur général de Google France, invite le gouvernement de ne pas exacerber 'le contraste existant entre le monde de l'internet et celui de la culture' en introduisant cette nouvelle taxe.

Source: Belga

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