Apem-Centric: les travailleurs s'interrogent

03/08/07 à 11:40 - Mise à jour à 11:39

Source: Datanews

Suite à la faillite prononcée début juillet et au rachat par Centric le 21 juillet dernier, l'ensemble des 240 membres du personnel d'Apem semble dans le brouillard le plus complet quant à son avenir. Les syndicats se hérissent et évoquent un possible appel à la grève.

Suite à la faillite prononcée début juillet et au rachat par Centric le 21 juillet dernier, l'ensemble des 240 membres du personnel d'Apem semble dans le brouillard le plus complet quant à son avenir. Les syndicats se hérissent et évoquent un possible appel à la grève.

Situation particulièrement délicate pour les membres du personnel de l'ex-Apem, désormais Centric. S'il faut en croire les représentants des syndicats (CNE, LBC/NVK et Setca), de nombreuses questions se posent sur la manière dont la néerlandaise Centric gère ce dossier.

Ainsi, les représentants des travailleurs ont fait part à la direction de Centric (encore qu'ils s'interrogent sur leurs véritables interlocuteurs en Belgique après le départ récent du patron belge) et aux curateurs de multiples interrogations: paiement des salaires du mois de juillet et plus généralement respect des contrats de travail, intention de Centric de créer une nouvelle entité qui reprendrait certains collaborateurs avant de... les licencier à moindre frais (les syndicats y voient une manière pour Centric de réduire le personnel après avoir finalisé le rachat face à d'autres repreneurs potentiels), blocage de cartes d'essence, crainte de voir les conditions de travail et le statut social encore revues à la baisse (par ex. l'assurance soins de santé, les chèques repas ou les primes d'assurance groupe), etc.

Bref, les syndicats estiment que "la situation depuis la reprise est encore pire qu'avant et que non seulement ils [les membres du personnel] ne savent rien sur leur avenir, mais en plus ils ont la désagréable impression d'avoir servi de monnaie d'échange dans une tractation commerciale malsaine."

Faute d'une réponse rapide, les syndicats pourraient passer à l'action.

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