Amazon prête à concurrencer Skype et Cisco

16/02/17 à 09:56 - Mise à jour à 09:56

Source: Datanews

Amazon lance une application maison de vidéo-téléphonie. Le fournisseur de services américain va ainsi concurrencer Cisco, Citrix et Skype for Business notamment.

Amazon prête à concurrencer Skype et Cisco

Amazon Chime. © AWS

Chime: telle est l'appellation de la nouvelle application d'Amazon, qui permettra aux utilisateurs professionnels d'appeler en recourant à l'image. Selon Amazon, l'application représente "une alternative plus sûre" à Skype for Business de Microsoft (l'ex-Lync, ndlr) et à GoToMeeting de l'éditeur de software Citrix par exemple. Mais Chime se trouve aussi entièrement dans le sillage des populaires WebEx et Spark de Cisco. Ajoutons encore que Slack offre depuis peu également des possibilités de vidéo-chat.

En tout, seize personnes peuvent participer simultanément à une communication Chime. Dans ce but, elles doivent cependant utiliser l'application desktop car l'appli mobile ne supporte provisoirement encore que huit utilisateurs par session. Pour pouvoir garantir la confidentialité des chats, Amazon exploite le cryptage 256 bits, celui-là même que l'entreprise utilise aussi pour ses autres services professionnels.

De Chime, il en existe une version 'Basic' gratuite qui autorise les communications de chat (texte, image, son) pour un maximum de deux utilisateurs. Amazon entend à coup sûr aussi supplanter la concurrence au niveau du prix. C'est ainsi que les entreprises pourront avec la version 'Plus' de Chime être déjà opérationnelles au prix de 2,50 dollars (2,35 euros environ) par utilisateur, alors qu'un compte Skype professionnel par exemple coûte le double.

Amazon voit dans Chime une façon "de se réunir sans aucune frustration, où qu'on se trouve": un argument déjà brandi par Cisco lors du lancement de Sparkboard. Chime supporte le partage d'écran, le 'remote desktop' (bureau à distance), l'enregistrement de réunions ou l'option de se faire automatiquement appeler, dès qu'une réunion débute - sans devoir encore introduire un code pin. Il semble donc que la lutte pour la salle de réunion de la prochaine génération fasse à présent rage.

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