100.000 Belges concernés par le piratage chez Uber

13/12/17 à 10:29 - Mise à jour à 10:29

Source: Datanews

Le service de taxi Uber a finalement donné plus de détails sur le piratage dont il a fait l'objet et qui a débouché sur le vol des données de 57 millions d'utilisateurs. Il semble à présent que des milliers de Belges aient été également touchés.

100.000 Belges concernés par le piratage chez Uber

© REUTERS

Les explications d'Uber ne sont arrivées qu'au compte-gouttes. Le piratage date en effet de 2016, mais a été tu jusqu'en novembre 2017. Il concerne pas moins de 57 millions de clients et 600.000 chauffeurs. Ces dernières semaines, on avait appris que plus de deux millions d'utilisateurs britanniques en avaient été les victimes, mais l'entreprise se garda de donner davantage de détails.

Hier, Uber a révélé à Data News que le nombre de Belges concernés était estimé à cent mille. L'entreprise se base ici sur le pays indiqué par les utilisateurs lors de leur enregistrement. Mais Uber signale dans la foulée qu'il s'agit de noms, d'adresses e-mail et de numéros de GSM. Des informations plus sensibles comme des numéros de cartes de crédit, historiques d'emplacement, numéros de comptes bancaires ou dates de naissance n'auraient elles pas été dérobées.

Dans un communique posté sur son blog, le nouveau CEO Dara Khosrowshahi explique que le piratage ciblait des systèmes d'un acteur externe et que les systèmes ou l'infrastructure d'Uber n'ont eux pas été piratés. Ce n'est cependant là qu'une excuse relative dans la mesure où l'infrastructure de cet acteur extérieur, probablement une solution 'cloud' publique, est en réalité louée et utilisée par Uber même.

Khosrowshahi ajoute que son entreprise prend les mesures qui s'imposent en matière de sécurisation des données. Uber serait aussi certaine que les données volées ont entre-temps été supprimées par le ou les auteur(s) du piratage. L'entreprise semble ainsi confirmer l'information révélée la semaine dernière par l'agence de presse Reuters, à savoir qu'en volant ces données, le pirate voulait surtout empocher de l'argent de la part d'Uber et ne pas nuire ni aux clients ni aux chauffeurs de l'entreprise.

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